Mon corps et moi, un combat contre les TCA

L'anorexie n'aura pas ma peau !

Quand le corps parle

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 13 février, 2017 @ 3:11

Des hauts et des bas. Beaucoup plus de bas que de hauts. Des bas assez profonds pour des hauts pas réellement élevés.Cela fait des mois que je fais n’importe quoi. Que je me détruis de l’intérieur. Lors de mes plus fortes périodes de boulimie, je ne me suis pas pesée avant d’être sure d’avoir reperdu du poids, si bien que ma balance n’a jamais affiché de chiffre au-dessus de 55kg (en réalité, je m’arrêtais même un peu avant 55kg, donc même le 55 je ne l’ai jamais vu s’afficher). Je pense que j’ai dû tourner entre 55 et 56kg pendant une petite période. Je pense. Image mentale. Mais peut-être que…

Au moment des fêtes de fin d’année, j’étais au plus mal. Je me sentais grosse. Je me sentais grasse. Je me sentais moche. Je me sentais sale. Et je mangeais. Je voyais de petits bourrelets sur mon ventre, le gras qui pendait sur mes cuisses, les fesses qui s’affaissaient. Et je constatais. La silhouette qui se déformait. Les vêtements dans lesquels je ne rentrais plus. Ceux dans lesquels je parvenais encore à rentrer mais dans lesquels je ne pouvais plus me regarder. Les essoufflement quand je montais des escaliers. Je ne me supportais plus.

A l’issue des fêtes de fin d’année, je suis retournée dans la restriction. Une période courte, mais pendant laquelle je me suis sentie terriblement bien, légère. Je reprenais le contrôle, je perdais de nouveau du poids. Et un jour, j’ai remangé. Et je suis redescendue vers les enfers. Nous sommes en févier, et depuis je ne fais que cela. Remonter un peu, pour redescendre très bas. Mes crises de boulimie sont de plus en plus violentes. Je mange à n’en plus pouvoir, à en avoir mal au ventre. Et je me fais vomir. Je rejette tout. Je ne m’arrête pas tant que mon ventre n’émet pas de gargouillis, tant que j’ai encore des choses, autres que de la bile, à faire sortir.

Je me suis pesée ce matin. 51,8kg. J’ai réessayé hier des vêtements que je n’avais pas porté depuis plus d’un an, persuadée que je ne rentrais plus dedans. Du taille 36. Et ils m’allaient. C’est ma « petite victoire ». Très petite, car, à côté de cette réalité à peu près satisfaisante pour moi mais insignifiante malgré tout, ma santé semble se dégrader. J’ai des palpitations au coeur, des crises d’angoisse le soir, des moments de fatigue. Et si mon coeur me lançait un message ? Et s’il appelait à l’aide ? Il faut que je réagisse avant d’atteindre le point de non retour. Qu’aurai-je gagner à avoir été mince si tout s’arrête là pour moi ?

Toute Une Histoire – Pourquoi être obsédé par un kilos en trop ?

Classé dans : Livres, films, émissions, etc. — 14 octobre, 2016 @ 6:47

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Une émission qui date un peu, mais qui reste intéressante tant elle reste d’actualité.

Une obsession permanente

Classé dans : Alimentation — 9 octobre, 2016 @ 12:49

Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit. Et pourtant ce n’est pas parce que j’irais soi-disant mieux. J’ai souvent pensé écrire, mais quand j’y pensais je n’avais pas mon ordinateur à portée de main, et quand je l’avais, c’est l’envie d’écrire que je n’avais plus. Depuis que je suis à Lyon, j’ai repris des kilos et une corpulence normale. Mais je me voilais sans doute la face en (me) disant que j’allais mieux. Certes j’ai arrêté de m’affamer, mais les crises de grignotages voire de « boulimie » étaient quasi quotidiennes. Et avec elles les vomissements. En l’espace d’une année, combien de jours ai-je passé en ne mangeant quasiment que du sucre (viennoiseries, gâteaux, desserts sucrés…) ? Combien de fois ai-je vomi ? Trop. Beaucoup trop. Jusqu’à commencer à me sentir de nouveau mal dans ma peau. Des rondeurs qui apparaissaient, de la graisse dans les cuisses, dans les fesses, dans le ventre. Des pantalons qui me serraient voire dans lesquels je ne rentrais plus. Et pourtant je gardais un poids normal pour ma corpulence, aux alentours de 55kg (à noter que je ne me pèse plus que très rarement, moins d’une fois par semaine). Mon regard sur moi se déforme à nouveau. Mais bien que j’en aie conscience, je suis en train de recommencer mes bêtises. Ou du moins, si je ne considère pas encore cela comme de réelles bêtises, je sais que c’est de cette même façon que je suis tombée dans l’anorexie. Cela fait 3 ou 4 jours que je ne mange quasiment pas et bois au contraire pas mal pour tromper la faim. Je me suis pesée hier matin, je faisais 53,2kg. Un poids qui devrait me satisfaire, et pourtant je n’ai quasiment pas mangé hier, et je ne mangerai quasiment pas aujourd’hui. Je veux encore perdre quelques kilos. Revenir à 50kg environ. Pas plus. Je sais que je fais n’importe quoi, et pourtant… J’ai un peu faim (à peine), mais je recommence à faire un blocage. Même manger une pomme me fait peur. Alors que je suis très loin du nombre de calories dont le corps d’une femme a besoin, et d’autant plus que je travaille beaucoup, et que le-dit travail est tout de même assez physique. Sans oublier 1h aller-retour pour me rendre à mon lieu de travail. Plusieurs fois ces derniers mois j’ai tenté de retrouver un équilibre alimentaire. Je passais quelques jours à avoir une alimentation saine, jusqu’à ce que je craque sur un aliment sucré et que derrière je reperde le contrôle. Aussi je me demande si, cette fois, cette phase de reprise de contrôle va réellement durer ou non. Et si derrière elle je vais pouvoir retrouver une alimentation saine et équilibrée, ou si je vais de nouveau sombrer.

Voguant sur un fleuve pas si tranquille

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 2 juillet, 2016 @ 9:02

Cela fait des semaines, ou même des mois pourrais-je dire, que je n’ai pas écrit. Parfois l’envie se faisait fortement sentir, mais pour une raison ou pour une autre je l’ai ignorée. Ou en suis-je aujourd’hui sur le plan alimentaire ? Eh bien, toujours loin d’être guérie. Je ne me pèse pas très souvent, mais généralement quand je le fais je tourne autour de 53 à 55kg. Si ce poids semble bien pour ma taille, se cache derrière lui un combat qui continue. Il y a eu des jours où je mange à peu près bien, d’autres, assez rares, où je me restreints (sans pour autant me laisser mourir de faim comme je le faisais avant), et d’autres enfin, malheureusement nettement plus nombreux, où je pars dans des crises presque incontrôlables. L’appel du sucre se fait trop puissant, et même si j’essaye de résister, dès lors que je m’autorise un seul aliment sucré (viennoiserie, chocolat…), je ne sais plus m’arrêter. Et alors que, bien souvent, je me dis que je vais tout garder, la culpabilité est plus forte et me fait me diriger vers les toilettes. Chaque fois je me sens dégoûtée. Dégoûtée de la nourriture. Dégoûtée de moi. Mais, a contrario, je me sens si bien lorsque mon ventre est vide. J’ai beau avoir mal à la gorge, la main égratignée, les yeux rouges des larmes qui ont coulées malgré moi, je me sens au moins bien d’avoir en quelques sortes repris le contrôle. Comme si je me battais contre mon corps, contre mon cerveau, lui disant : « Tu vois, c’est toujours moi qui gagne à la fin, c’est moi la plus forte, et quoi qu’il arrive je fais de toi ce que je veux ». Mais quoi qu’il en soit, il faut vraiment que je parvienne à régler ce problème une bonne fois pour toute. Même si je me sens physiquement bien, je sais que mon enchaînement de conneries me détruit à petit feu. « Problèmes cardiaques », « cancer de la gorge »… tout cela me fait peur. Mais ce qui m’angoisse le plus, m’obsède, c’est la perte de mes dents. Je me demande bien pourquoi cela me fait peur à ce point. Peut-être parce que le sourire est l’une des choses que l’on voit le plus sur un visage, qui contribue énormément à forger la perception que l’on se fait de quelqu’un. Bref, quoi qu’il en soit, il faut que je sorte de cette merde. Je sais qu’il faudrait vraiment que je me fasse aidée, mais je continue de croire fermement (et à peut-être à tort) que je peux m’en sortir toute seule. Différentes choses m’aident d’ailleurs en partie : l’art et ce qui se rapporte au mode de vie japonais et au bouddhisme. Pour l’art, le dessin m’aide dans le sens où, lorsque je me mets à dessiner, je suis pleinement investie dans cette activité. Je perds à la fois la notion de temps et la notion de faim (ou de fausse faim). Et pour tout ce qui va se rapporter au mode d’alimentation japonais (notamment à Okinawa) et à celui en lien avec le bouddhisme, en vérité il me fascine et me fait envie. Parce que je le trouve sain, en accord avec le nature. Le fait de manger des choses naturelles, d’éviter les produits industriels riches en sucres et en gras, de manger juste ce qu’il faut pour se maintenir en bonne santé sans se gaver. C’est vraiment mon idéal. Il y a des jours où je parviens à adopter ce genre d’alimentation, et puis pof! je me laisse tenter par une viennoiserie en me disant qu’une seule, ça ne fait pas de mal, et je rechute. Une 2e, une 3e…et le doigt dans la gorge. Si cela fait bien longtemps (enfin, même pas un an quand on y pense) que je ne me suis pas privée de manger, voyant mon poids chuter, l’obsession de la minceur reste présente, et je sais que je ne suis pas à l’abris de retomber dans cet extrême. D’autant plus qu’à la rentrée, j’intègre une école privée d’arts appliqués pour effectuer une année de MANAA. J’ai hâte, mais en même temps j’ai peur que le travail intensif me fasse retomber dans cet état de stress permanent dans lequel j’étais lors de mes 3 années de licence, et me fasse soit grignoter excessivement (préférant peut-être manger n’importe quoi tant que ça va vite à manger afin d’avoir plus de temps pour travailler), soit ne plus manger. Mais on verra d’ici-là !

Reprendre le contrôle

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 2 mai, 2016 @ 7:36

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit. Et pourtant j’aurais eu de quoi alimenter ce blog. Durant ces semaines, ces mois, j’ai fait n’importe quoi. Me gavant de sucré et me faisant vomir.Il faut croire que je suis devenue experte dans l’art de me vider l’estomac à l’aide d’un doigt enfoncé dans la gorge, mais cela au détriment de mon corps qui ne cesse de se déchirer de l’intérieur. Arrêter de me faire vomir est devenu plus qu’une urgence. Mais pour cela, il faut prendre le problème à la racine. La cause de ces vomissements volontaires, c’est ce gavage qui a continué, et même empiré. Combien de jours ai-je passer à ne rien manger d’autre que du chocolat, des viennoiseries et autres sucreries, pour ensuite me séparer d’une grande partie de ces drogues alimentaires ? Avec ces bêtises, je me sentais plus que jamais mal dans mon corps. J’avais réellement l’impression d’enfler. Les jours ont passé sans que je n’ose monter sur la balance, de peur de voir s’afficher un chiffre que je ne voulais voir pour rien au monde.

Actuellement, alors que j’arrive à la fin de l’année universitaire, je tente de reprendre la maîtrise de mon corps. Cela fait 3-4 jours que je suis en restriction. Il y a bien longtemps que je n’arrivais plus à forcer mon corps à retrouver cette sensation de faim. Mais cette fois, tandis que je m’alimente vraiment très peu, la sensation de faim que je ressens me parait très légère. Rien à voir avec cette douleur à l’estomac que je ressentais l’année dernière à la même période, tandis que je passais des jours (quasi) sans manger et à faire du sport intensif. Je me suis pesée avant d’entrer en restriction. Le verdict était peut-être moins catastrophique que ce à quoi je m’attendais, mais il fallait tout de même que je réagisse : 56kg et quelques. Ce matin, j’étais à à peine plus de 54kg. Pas mal de poids perdu très vite, ce qui est mauvais, j’en ai conscience. Mais cette période de restriction n’a pas vocation à durer. J’ai pris conscience de la maigreur dans laquelle je me trouvais il y a moins d’un an, alors que j’étais descendue jusqu’à 44kg. Et je ne veux véritablement plus retomber dans cet extrême. Je veux juste perdre quelques kilos et me sentir de nouveau parfaitement bien dans mon corps, sans bourrelet disgracieux et dans une taille 36.J’aimerais peser aux alentours de 50kg. Je pense que c’est raisonnable (encore que certaines personnes me diraient certainement que ce n’est pas assez pour mon mètre soixante-huit). Je suis même en train de me dire que 48kg c’est bien, mais surtout pas en-dessous. Mais entre 48 et 44kg il n’y a qu’un pas… L’anorexie commence souvent par un simple régime. Ce que je fais actuellement n’est pas un régime. C’est de la restriction pure et dure (ce qui n’est certes pas mieux, je le sais). Mais c’est une restriction a courte durée dont le but est de retrouver un corps qui me convienne en terme de corpulence tout en le désintoxiquant de tout ce sucre avalé en excès. Juste encore quelques petits kilos et je retourne à un mode de vie sain, avec du sport en quantité raisonnable (je me remets seulement tout doucement à la course à pieds après l’avoir arrêtée durant de longs mois) et une alimentation équilibrée. Mais alors que je retourne dans une période de restriction, malgré un objectif clair et des limites que je me suis données, le risque de retomber dans l’anorexie est bien présent, je le sais. Alors que je mange actuellement très peu, la peur de manger le truc de trop qui me ferait échouer dans ma tentative de perte de poids resurgit. Et l’après restriction me fait elle-même un peu peur. Ne vais-je pas reprendre rapidement du poids dès lors que je vais me remettre à manger normalement ? Et cette obsession du chiffre inscrit sur la balance commence à revenir également. Quand je verrai les chiffres descendre, ne voudrai-je pas, une fois mon but atteint, continuer à perdre toujours plus ? Je ne veux absolument pas retourner dans la maigreur comme il y a encore quelques mois, mais les troubles alimentaires sont bel et bien une maladie mentale, donc la volonté et la raison ne sont pas à l’abri d’être endormies à nouveau. Mais je suis bien décidée à ne pas laisser l’anorexie mentale resurgir de nouveau !

Un Noël aux Enfers

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 27 décembre, 2015 @ 7:03

De nouveau en train de chuter. Les fêtes de Noël en famille viennent de s’achever. Demain je reprends le train pour retourner dans mon petit chez moi à Lyon. Et je me dis que je vais profiter de ces quelques semaines qu’il me reste avant la reprise des cours pour ne rien manger. Il y a si longtemps que je ne me suis pas laissée avoir faim jusqu’à ne plus ressentir cette faim. Je croyais en avoir fini avec ces bêtises. Et pourtant je m’apprête à recommencer. Parce que ces derniers jours j’ai fait n’importe quoi. Une fois de plus j’ai abusé de chocolats et autres aliments sucrés. Une fois de plus je me suis fait vomir à plusieurs reprises, à l’abri des regards. Et une fois de plus je m’apprête à m’affamer. Pour compenser ces bêtises. Et peut-être pour me punir aussi un peu. Je ne veux pas continuer à prendre du poids. Je veux rester mince. Et pour cela, je ne vois d’autre solution que d’arrêter, au moins en partie, de m’alimenter. Maman, je suis désolée. J’ai conscience du mal que je me fais en faisant cela, et du mal que je fais ou que je pourrais faire à mes proches. Et pourtant, je ne peux pas m’en empêcher. Et alors que j’écris ces mots, les larmes coulent le long de mes joues. Je viens également de mettre la musique : l’album The Bottom of Chaos de RENTRER EN SOI. Ce groupe me fait beaucoup de bien. C’est souvent lui que j’écoute dans mes moments les plus sombres. Je viens de manger un fruit, un nashi, après avoir fait une crise (du pain avec de la confiture et des chocolats) et m’être fait vomir deux fois. Après tout cela, se confondent en moi des sentiments de colère, de culpabilité, de tristesse, de honte, et un dégoût de la nourriture. J’ai l’impression que je ne pourrai rien avaler avant longtemps. Rien mis à part de l’eau, car se vider l’estomac comme je le fais donne soif. Il y a 2-3 jours, j’ai revu des photos de moi datant de la fin du printemps dernier. Des photos sur lesquelles j’étais terriblement maigre. Il y a encore quelques mois, j’étais fière en voyant ces photos. Fière de ce que je voyais comme de la minceur. Mais en les revoyant, ce n’est pas une jolie fille mince que j’ai vu, mais la personnification de la maigreur. Je me suis réellement vue comme une personne malade. Comme une anorexique. Je ne veux pas redevenir ainsi. Et pourtant… Et pourtant une partir de moi le souhaite d’une certaine façon. Mes larmes continuent de couler sans que je n’en comprenne véritablement la raison. Et à mesure que je pleure ainsi en secret, j’ai envie de crier ma souffrance, ou plutôt de laisser mon corps la crier. Cette souffrance que je ne comprends pas et qui pourtant est bien présente…

La guerre est déclarée

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 14 décembre, 2015 @ 5:35

Germes de blé, levure de bière, gâteaux riches en oméga 3… Sans oublier fruits, légumes, steaks de soja, oeufs, yaourts… Me voilà armée pour partir en lutte. Ou plutôt devrais-je dire en quête. En quête de santé et de vitalité. Je ne supporte plus mes cheveux. A cause de mes troubles alimentaires qui se sont étendus sur une période tout de même assez longue (j’ai doucement commencé à moins bien m’alimenter en 2012, peu de temps après mon entrée à l’université), mon corps a perdu sa vitalité, et cela se voit. Notamment au niveau de mes cheveux. Petite, on ne cessait de me complimenter sur mes longs cheveux, beaux et soyeux. Maintenant, j’en suis arrivée à un point où j’ai honte. Oui, réellement honte. Tellement ils sont ternes, fins, esquintés, fragiles, cassants. Mes troubles alimentaires sont dus à divers soucis dans ma vie personnelle, mais ma volonté d’être mince n’est pas étrangère à une certaine recherche de la beauté, d’un idéal de beauté. Or, à mal m’alimenter comme je l’ai fait, ce n’est pas seulement des kilos que j’ai perdus, mais aussi mes cheveux. J’ai toujours eu une santé robuste, aussi n’ai-je jamais eu d’étourdissements du fait de la faim (mis à part une fois, durant l’année 2014 – 2015, où ma tête s’est mise à tourner alors que j’étais assise et présentais un exposé). Pourtant, mon corps a subi de réels dégâts. Comme je l’ai vu suite à deux prises de sang et comme je le vois à travers mes cheveux. Je me rends compte de la chance que j’ai eu. Même si je refusais de le voir, même si mes yeux plutôt refusaient de voir la réalité, je suis allée loin dans mes troubles alimentaires. Et si je n’en avais pas pris conscience à temps, nul doute que j’aurais un beau jour fini à l’hôpital. Je dois continuer de me battre contre ces troubles alimentaires (même s’il y a une nette amélioration, tout n’est pas réglé, loin de là). Mais parallèlement à cela, je m’engage dans un autre combat. Toujours avec un certain idéal de beauté en vu. Mais cette fois un idéal plus réaliste, et finalement plus proche de la vraie beauté. Je veux récupérer des beaux cheveux, un beau teint, une belle peau. Je dois me battre pour cela maintenant. On peut être belle en étant ronde, mais on ne peut pas l’être avec un corps malade et des cheveux cassants. Mais c’est malheureusement maintenant que les dégâts sont là que je m’en rends compte.

Réagir tant qu’il en est encore temps

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 9 décembre, 2015 @ 7:16

Après quelques jours durant lesquels je retrouvais progressivement un équilibre alimentaire, j’ai rechuté. Tous les efforts (?) anéantis en une journée. Dimanche dernier (06/12), j’ai passé le JLPT, un examen de japonais équivalant plus ou moins au TOEFL ou au CLES par exemple, et reconnu dans le monde entier. Ce fut une source de grand stress pour moi. L’examen en lui-même, mais aussi pour le simple fait de s’y rendre (j’y suis allée à pied mais j’ai eu du mal à trouver le chemin), et même un peu pour retourner chez moi ensuite (toujours ce problème d’orientation, d’autant plus qu’il fit rapidement noir). Alors, en réaction à ce stress, j’ai mangé n’importe quoi. N’importe quoi tant que c’était sucré. Et j’ai continué mes bêtises les deux jours suivants, me gavant d’aliments sucrés jusqu’à les expulser de mon corps. Mais en même temps que je m’attelais à ces bêtises, j’avais peur. Un peu peur parce que je risquais encore de prendre du poids, mais encore plus peur du points de vue de ma santé. J’ai conscience que si je continue de la sorte, je me retrouverai au mieux à l’hôpital, au pire dans un autre monde, prématurément. Depuis un moment déjà, après chaque crise de gavage, lorsque je marche à allure soutenue, j’ai mal dans le bas des jambes. Peut-être cela n’a-t-il absolument aucun lien, mais je ne peux m’empêcher de penser que cela est bel et bien lié. Qu’à ingurgiter autant de sucre (même si mon corps est loin de tout absorber), ma circulation sanguine se détériore. Ma grand-mère maternelle est décédée de leucémie, après un long et affreux combat contre la maladie, alors que je n’avais qu’un an. Bien que je n’ai pas de réels souvenirs d’elle et de ce qu’elle a vécu, tout cela est encré en moi. Tellement encré que je redoute de développer un jour les symptômes de cette même maladie. Lors de mes deux dernières analyses sanguines, en mai et en août, j’ai pris conscience de l’impact qu’avaient mes troubles alimentaires sur ma santé. Je ne m’en rendais pas compte, mais j’affaiblissais mon corps. Comme le montrait notamment mon faible taux de globules blancs. J’avoue que cela m’a un peu fait peur. Il fallait absolument que j’augmente de nouveau ce taux, qu’il redevienne à la normale. Avant qu’il ne soit trop tard…

Aujourd’hui, j’ai commencé à reprendre le contrôle. Ce matin je me suis contentée d’un bol de thé vert, d’un yaourt et d’une clémentine pour petit-déjeuner. Ce midi, des légumes, un steak de soja, un yaourt aux fruits, une pomme et une banane. A 16h, une tasse de thé avec un morceau de chocolat noir. Et ce soir, ce sera surement un bouillon avec un yaourt et un fruit, et peut-être une infusion pour terminer. Je vais manger léger durant ces prochains jours pour reperdre le poids que j’ai repris, mais après je compte réellement revenir à une alimentation saine. J’aimerais m’inspirer du régime Okinawa (enfin, plutôt du mode de vie d’Okinawa, car je n’ai plus pour but de maigrir). Beaucoup de légumes, de fibres, de poisson, peu de sucre et de matières grasses, et de l’activité physique régulière. Voilà le mode de vie que j’ai envie d’adopter, pour préserver ma santé le plus longtemps possible. Quelque chose en moi me dit depuis que je suis petite que je ne vais pas vivre vieille. Je ne sais pas si on peut parler d’intuition ou de superstition, mais quoi qu’il en soit, je n’ai pas l’intention de mourir prématurément à cause de ces conneries et de cette satanée société de consommation !

Prise de conscience

Classé dans : Alimentation,Réflexions personnelles — 29 novembre, 2015 @ 7:52

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit. Et beaucoup de choses se sont passées entre temps. Enfin, au final, ce n’est que dans la continuité des publications précédentes. J’ai continuité ma lente rechute. Alors que tout allait si bien durant les vacances d’été, l’engrenage a repris en même temps que la reprise des cours. Et les choses n’ont fait qu’empirer. Enchaînements de gâteaux et de viennoiseries. D’abord un pour goûter quelque chose de nouveau. Puis un deuxième parce que le plaisir n’a pas suffisamment duré à mon goût. Puis un troisième. Et un quatrième. De plus en plus vite. Jusqu’à être gavée. Alors, plus qu’une obsession : me débarrasser de tout cela. Empêcher mon corps d’absorber tout ce sucre, toutes ces calories. Parfois, quand je commençais à partir dans une « crise », je me disais que ce n’était pas grave, que c’était la dernière fois. Que je pouvais tout garder pour une fois, parce que dès le lendemain je cesserai à nouveau de manger. Oui, l’idée de ne plus m’alimenter durant un certain temps est réapparue. Je ne voulais plus affaiblir mon corps comme je l’avais fait, mais à comportement extrême (le gavage), je ne pouvais envisager qu’une solution extrême (le jeûne). Mais j’avais beau être dégoûtée de la nourriture chaque fois que j’étais dans la salle de bains, les doigts dans la gorge, j’avais beau me dire que jamais je ne pourrais remanger, surtout pas du sucré, dès le lendemain, tout est oublié, et la faim finit par reprendre le dessus.

J’ai pris un peu de poids depuis la fin de l’été. Mais je me suis stabilisée en dessous des 50kg. Malgré mes bêtises, j’arrive à garder un petit contrôle sur mon poids. Forcément, on a beau ingérer une grande quantité de calories, si on se fait vomir ensuite, c’est quasiment comme si on n’avait pas mangé. Mais bon, mes journées ne sont pas toutes aussi chaotiques. Il y en a où j’ai eu une alimentation saine, voire même un peu légère. Ce qui me permet de perdre le poids que j’ai repris (enfin, je suppose que cela fonctionne ainsi, mais je ne me pèse pas tous les jours). Au moment où j’écris ces lignes, j’ai un peu faim. Un bol de thé vert et un verre de jus de fruits pour petit-déjeuner. Un steak de soja accompagné de carottes et de courgettes, suivi d’un yaourt à la figue, d’une clémentine, d’une tasse de thé et d’un morceau de chocolat noir. Voilà tout ce que j’ai mangé pour le moment. Et d’ici peu je vais me faire une soupe. J’ai conscience de la légèreté de mes repas du jour. Mais je n’ai pas l’impression de me priver pour autant. J’ai peut-être un peu exagéré aujourd’hui, mais ces petits repas étaient un moyen de « purifier » mon corps avant de reprendre un mode de vie et d’alimentation sain. Il me faut me désintoxiquer du sucre et réapprendre à écouter mon corps. Réapprendre à écouter mon corps et répondre à ses besoins par des aliments adaptés. J’ai vu des photos de moi avec mes 4-5 kilos repris. Et je me suis trouvée belle. Sur ces photos, je suis mince, mais plus squelettique. Mon visage s’est un peu arrondi, les creux se sont un peu remplis. Et je me suis trouvée plutôt jolie. Nettement plus jolie que lorsque je pesais 44-45kg. Enfin je peux de nouveau me montrer, rencontrer des personnes sans avoir honte. Oui, parce que j’avais honte de ma maigreur. Si j’étais fière d’être mince, je ne pouvais qu’être mal à l’aise face aux regards que l’on portait sur moi. Hier, j’ai été à la Japan Touch de Lyon. J’y suis allée en tant que reporter pour un site internet consacré à la musique japonaise. Ainsi, j’ai eu la chance de rencontrer l’artiste HITT. Il est à peine plus grand que moi, mince mais pas maigre, un peu musclé. Et il semble en parfaite santé. Le fait de le voir ainsi, j’ai une fois encore compris que la beauté ne résidait pas dans la maigreur. Comment un homme aussi beau, en pleine forme, pourrait-il vouloir d’une fille maigre ? J’ai eu une fois encore ces pensées en rencontrant un artiste, mais bien sûr je ne dis pas cela comme si je voulais le séduire. Il faut voir mes paroles comme se rapportant à un homme parmi d’autres, pas à un artiste japonais. Le contraste m’est apparu d’autant plus fort qu’il s’agissait d’un artiste, juste avant son concert (donc apprêté, maquillé, un soin apporté à chaque détail). Quand on rencontre des gens dans « la vie de tous les jours », ils ne cachent pas leurs défauts. Alors, la maigreur est presque un défaut parmi d’autres. Mais face à un artiste qui ne s’autorise pas la moindre imperfection, le moindre défaut, en particulier la maigreur, ressort plus que jamais. Et alors que je recherche la beauté à travers un corps (trop) mince, c’est la laideur qui est générée.

J’ai encore des choses à dire, mais je m’arrête-là pour aujourd’hui. Je n’arrive pas à vraiment mettre mes pensées en ordre et à mettre des mots sur ces pensées. Mais, quoi qu’il en soit, j’espère que cette prise de conscience va me permettre d’évoluer. Et que je vais enfin pouvoir espérer guérir.

Se sculpter un corps d’athlète

Classé dans : Réflexions personnelles,Sport — 4 octobre, 2015 @ 7:45

Pendant le Run in Lyon, j’ai pu voir, parmi les coureurs, toutes sortes de personnes. Des hommes, des femmes, des jeunes adultes, des personnes plus âgées, des personnes handicapées, des personnes maigres, des personnes avec des rondeurs, des personnes musclées… Et en voyant les personnes musclées (qui faisaient bien souvent partie des meilleurs coureurs), j’ai ressenti comme de l’envie. Nullement de la jalousie. Juste de l’envie, l’envie d’avoir moi aussi un corps de sportive. Envie, qu’en me voyant, les gens se disent : « Elle, c’est une sportive ». Pour cela, bien sûr le sport est essentiel, mais pas seulement. L’alimentation doit elle aussi être adaptée. Riche en protéines, probablement, mais pas seulement. Je veux un corps de sportive, mais pas de bodybilder ! Alors, de façon générale, ce qu’il faut, c’est une alimentation équilibrée. Equilibrée, avec suffisamment de protéines et pauvre en graisse et en sucre. Avoir une vie saine sur le plan de l’alimentation et de l’activité physique, voilà ce que je souhaite. Et si le sport m’a d’abord aidée dans cette quête de la minceur (pour ne pas dire de la maigreur), je pense qu’il peut maintenant m’aider à retrouver une vie saine sur le plan de l’alimentation. Il faut que je mange pour faire du sport, et puisque je fais du sport je peux manger sans avoir peur de grossir. Et puis, si je prends du poids, il y aura plus de chances pour que ce soit du muscle et non de la graisse si mon alimentation est équilibrée.

Dossard Run in Lyon

Dossard Run in Lyon

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